Comment calculer le coût d’une hypothèque d’un crédit immobilier ?

coût d'un hypoteque

Une hypothèque est une garantie prise par la banque sur le bien immobilier. Elle garantit la banque contre un défaut de paiement récurrent. Si la banque n’est plus remboursée du crédit immobilier qu’elle vous a octroyé, elle pourra, grâce à l’hypothèque, saisir le bien immobilier pour se renflouer.

L’hypothèque n’est pas le seul moyen de garantir un prêt immobilier. D’autres garanties peuvent être mises en place, comme le privilège de prêteur de deniers ou encore une caution mutuelle. Le cautionnement coûte moins cher, pour autant, comparer les prix des garanties peut-être trompeur. En matière successorale par exemple, une hypothèque, plus onéreuse, peut être plus intéressante que le cautionnement pour protéger sa famille.

Comment se compose le coût d’une hypothèque ?

Une hypothèque est obligatoirement souscrite auprès d’un notaire. Son coût comprend :

- les émoluments du notaire (0,3289% TTC du montant du prêt immobilier) ;

- la TPF, taxe de publicité foncière (0,715% du montant du prêt immobilier) ;

- le salaire du conservateur des hypothèques (0,05% du montant du prêt immobilier) ;

- les frais divers comprenant notamment les bordereaux hypothécaires, les copies exécutoires ou le nombre de timbres fiscaux (environ 500 € en moyenne).

À ces coûts liés au choix d’une hypothèque, que nous appellerons coûts d’entrée, il faut ajouter les coûts de sortie : les frais de mainlevée d’hypothèque. Des frais de levée d’hypothèque vous sont facturés lorsque vous revendez le bien immobilier avant que le crédit immobilier soit totalement remboursé.

Les frais de mainlevée d’hypothèque sont toujours à la charge de l’emprunteur. Son coût comprend les émoluments du notaire (0,164% TTC du montant du prêt immobilier, majorés d’un montant forfaitaire de 53,22 €), le salaire du conservateur des hypothèques et des droits d’enregistrement pour un montant de 25 €, auxquels il faudra enfin ajouter des frais divers d’une valeur minimum de 300 €.

Un dernier point est à souligner : il est possible que votre banque vous refuse un prêt immobilier parce que la société de cautionnement qui garantit ses prêts a refusé votre dossier. Pourtant, malgré l’avis défavorable de l’organisme de caution mutuelle, un accord de prêt peut vous être octroyé grâce à la souscription d’une garantie hypothécaire.

Refus de prêt avec une caution mais accord de prêt avec une hypothèque ! Là encore, un courtier en crédit immobilier vous sera d’une aide précieuse pour vous permettre de trouver un financement alors que des banques vous l’avait refusé.